Avoir un bébé. C’est une idée qui nous rend tous plein de joie. 

Accoucher, et voir son bébé pour la première fois, premier cri, premier regard, le plus beau jour de sa vie. 

Pas pour tous. C’est parfois une épreuve traumatisante, qui, même paraissant banal pour les professionnels, devient angoissant pour une jeune femme qui accouche pour la première fois. 

Je laisse la parole à Amélie qui nous parle de son jour à elle…
«  Le jeudi 17 janvier 2013 le matin j’avais rendez-vous à l’hôpital comme toutes les semaines pour vérifier si tous va bien pour mon premier bébé. La sage femme vérifie mon col et me mets sous monito… Le cœur d’Eden bas trop vite. Ils me gardent 30 minute de plus voir si il ce calme. Mais non.
La sage femme me dit « Revenez demain on refera un contrôle ». Pour moi, tout allait bien.
Le vendredi matin à 6h je me réveille avec des contractions, mais elle sont petites et assez espacées. J’ai faim donc je file manger des madeleines avec un verre de lait puis je retourne me coucher. Dehors il neige beaucoup. Du coup je me dit « Bébé va naître sous la neige« .

Je n’ai pas pu me rendormir, les contractions augmentaient et se rapprochaient de plus en plus (tout ça, je le racontais à ma maman afin de savoir ce qu’elle en pense et me sentir moins seule). Je vais très souvent aux toilettes. Lorsque je regarde, j’aperçois un liquide jaune sur le papier toilette, je me dit que c’est normal, je dois être en début de travail, enfin j’en sais trop rien, c’est la première fois et je suis un peu perdue. J’ai lu des choses sur internet, mais je ne sais pas trop quoi penser…

Vers 9h30, je suis prise d’une grosse envie de vomir, je me rue aux toilettes, et je vomie.
Je n’arrête pas d’aller aux toilettes de la matinée, et à chaque fois le liquide est toujours là et de plus en plus vert… Je pense aussitôt au liquide amniotique , avec du méconium dedans. J’en parle à ma mère qui me conseille d’appeler l’hôpital et de voir avec eux ce qu’ils en pensent (j’avais rendez-vous à 11h le jour même).

Du coup j’appelle, je dis que je veux parler à une sage femme et je tombe sur celle qui m’avait ausculté la veille. Je lui raconte mes contractions de plus en plus forte et rapprochées, que je perds du liquide vert et que j’ai rendez-vous à 11h, elle me dit: « Ce n’est rien, vos pertes, c’est normal et vos contractions, vous avez le temps » (Tous ça en rigolant) « Venez à 11h comme convenu« .

J’ai de plus en plus mal, et je suis à 11h, comme prévu, dans la salle d’attente. La sage-femme est en retard, j’ai mal, je me tortille dans tous les sens…
Elle arrive enfin à 11h15,examine mon col, me dit qu’il est à 2 doigts et demi et mi court. Je lui dit « Je suis sure que je pers du liquide amniotique« , elle me répond que non, c’est juste du reste du bouchon muqueux (en effet, elle m’avait  examiné la semaine précédente et elle m’avait fait super mal, le lendemain matin je perdais le bouchon muqueux, je pense qu’elle ma fait un décollement des membranes sans rien me dire.. ). J’insiste. Elle prend une bandelette, me fait un test, et me dit « c’est négatif ce n’est pas du liquide amniotique« … Je trouve cela bizarre mais j’acquiesce. 

Elle me mets sous monito, comme la veille, et 15 minutes plus tard elle revient me voir, regarde le papier et me dit « Votre bébé va pas très bien, son coeur bas trop vite, je vais voir le gyneco de garde et je reviens. »
Je commence à angoisser.

Quelques minutes plus tard elle revient me voir et m’annonce qu’on doit vite me déclencher, dans la journée.

Il est 12h et je vais dans la salle de travail. Je ne pensais pas accoucher aujourd’hui. Le stresse monte.
Les sages femmes des salles de travail viennent me voir et m’installent sur la table.

Une heure plus tard elle vient m’ausculter et perce ma poche des eaux. C’est vert. Je lui dit que j’avais prévenu la précédente sage-femme, que je pensais à du méconium dans le liquide amniotique mais que son test bandelette était négatif.  La « nouvelle » sage-femme me réponds que j’avais raison, mais qu’on ne me l’avais pas confirmé car ce n’était pas sûr. On m’a menti. Je stresse encore plus.

Elle m’informe alors que l’anesthésiste va venir pour la péridurale.

C’est une femme anesthésiste qui vient et qui commence la pose de péri. Je me tiens à la sage femme qui s’occupe de moi. Elle a le ventre tout rond. Je lui demande de combien elle est enceinte, elle me dit 22sa, je lui parle de ma peur de l’accouchement et surtout de la douleur, elle me rassure et me dit de ne pas m’inquiéter, que si ça faisait vraiment mal, elle n’en serait pas à son 3ème. Je souris, mais j’ai mal. Je sens que l’anesthésiste me pique, mais qu’elle me loupe. Je sens qu’elle a frotté contre un os, elle me dit qu’elle va recommencer. Je stresse. Elle repique et la c’est bon.

Je passe sous perf. Pour accélérer le travail. Elle m’examine je suis à 5.

Le coeur de mon bébé bat vraiment très très vite, trop vite, à chaque contraction il chute.

Il préviennent alors le gynéco de garde et il vient enfin me voir à 14h45.

A peine arrivé, il me dit « Madame, votre bébé souffre et ça n’avance pas assez vite… Enfin si, votre travail avance très bien pour un premier bébé, mais pas suffisamment, votre bébé souffre vraiment. On va faire une césarienne, j’appelle le bloc, l’anesthésiste, infirmière et on y va…« ? Boum. Gros choc pour moi. Je n’étais pas préparée à ça. Accoucher aujourd’hui. Chute du coeur de bébé. Césa. J’ai peur.

Quelques minutes après, un autre anesthésiste vient m’injecter la rachi anesthésie, il attendent un peut et on part… J’ai peur. Je regarde l’heure pour la dernière fois dans la salle de travail il est 14h58.
Arrivée dans la salle de césa, je ne me sens vraiment pas bien, je suis trop stressée, j’ai peur, j’ai soif et je demande si je peux boire. On me dit non.
Dès que le gynéco commence à inciser ma peau, je sens tout, j’ai mal, et là l’anesthésiste me dit – « Je vous préviens, vous sentirez tout, mais vous n’aurez pas mal« 

– Je réponds « Hein? »

– « Ne vous inquiétez pas »

– « C’est trop tard. Je m’inquiète déjà depuis quelques heures! » En fait, je suis choquée. Je ne réalise pas.

A ce moment là, je n’ai eu aucun soutien. Tout le monde se parlait entre eux, se racontait des blagues, sans ce soucier de moi, de mon stress, de ma peur  

Je dis à l’anesthésiste  » Pouvez vous me parler de n’importe quoi, pour me faire penser à autre chose, pour me calmer, et surtout pour pas entendre ce qui ce passe à l’intérieur de mon ventre.. « 

Il me dit ( en rigolant ) «  Je sais pas quoi vous dire, moi, c’est pas mon boulot .  » Génial pour me rassurer.

Eden sort sans pleur, sans bruit. Tout est calme. Ils l’emmènent en courant. Je ne l’ai pas vu.

J’ai pas vu mon fils, je l’ai pas entendu pleurer, je me demande ce qui ce passe, je veux le voir… Il me disent qu’il va bien… Je n’y crois pas.

Je leur demande à quelle heure il est né, ils me répondent 15h14. Les minutes passent, c’est (trop) calme, et moi je ne sais pas ce qu’il se passe.

Un moment après il me l’amènent enfin pour me le montrer. Je pleure. Enfin, mon bébé. 

Je leur demande pourquoi il on emmené en courant, le gynéco me dit qu’il avait le cordon autour du cou, et qu’il avait du mal à respirer.

Ils auraient pu me le dire, des explications valent mieux que du silence…

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Je pense que tout ce stresse est terminé. Mais non.

Quand il a fini de recoudre, il compte les compresses.. 1,2,3,4,5,6,7,… il en manque une! Il faut chercher la 8è compresse partout…

Il dit à un infirmier « Va vite chercher la machine à radio pour voir si elle et pas dans son utérus ».

Je stresse à nouveau.

Il cherche pendant 5 minutes et là, une infirmiere la retrouve mes sous mon bras. Comment a-t-elle fait pour se retrouver ici?!
Il me recoud,  je suis toujours hyper stressée. Ils me mettent alors en salle de réveil, parmi les personne agées.
Je ne fais que regarder l’heure, je veux voir mon bébé, il et 16h14, je dis à un infirmier que mon fils a déjà une heure et que je veux le voir, il rigole, il me dit « Vous comptez déjà?! ». Je lui demande quand est-ce que je vais voir mon fils, il me dit « Dès que vous pourrez bouger vos jambes ».

A 17h45  il me monte enfin dans ma chambre, où là je vois mon chéri et mon fils. Je suis la plus heureuse du monde.

Mon chéri etait très inquiet lui aussi, car il avait demandé des mes nouvelles quand étais en bas et personne ne savais comment j’allais.

Le manque de communication, c’est du stress rajouté pour rien.

Je me suis sentie mise à l’écart de mon propre accouchement.

J’ai accouché il y a bientôt un an et cette expérience m’a marqué à vie. Au point de ne pas vouloir d’autre bébé. De peur que ça se repasse comme cela. Maintenant, je commence à envisager la possibilité d’un autre bébé, mais c’est dur.

Voilà mon accouchement,  enfin ma césarienne, et le temps de l’écriture de ce récit, j’ai pleuré tout du long. Le choc n’est pas encore passé, le stress est encore là, surtout une grosse boule au ventre comme a chaque fois que j’en parle a cause de cette peur que j’ai ressenti. J’ai été traumatisé par cet accouchement..

Il y a qu’une chose de positif dans ce récit, c’est mon fils.

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Voila comme le jour censé être le plus beau de sa vie devient le plus angoissant.« 

Merci Amélie pour ton témoignage, je comprends ta panique, ayant vécu moi aussi un accouchement totalement différent de ce que j’avais imaginé (et j’aurai peut-être un jour le courage d’en parler)…

Et chez vous? Avez vous vécu l’accouchement dont vous rêviez? Césa? Péri? 

Vous a-t-on écouté? Rassuré? A-t-on répondu à vos questions?

A bientôt pour un nouveau récit de maman…

allomamandodo

13 comments on “Marquée à vie… (Récit de maman #accouchement)”

  1. Bonjour, et merci de témoigner de tout ça.
    Les larmes coulent encore sur mon visage, 17 mois après ma césarienne d’urgence.
    Ce fut très angoissant, comme vous le racontez si bien. Je pense qu’en plus de ne pas « avoir accouché », on culpabilise et on a que des mauvais souvenirs de ce moment qui devrait être le plus beau de notre vie.
    Pour ma part, ce fut un arrêt du travail après 18h qui valu le passage au bloc. Mais j’ai paniqué, ils ont dû m’endormir pour finir, je n’ai quasiment aucun souvenir, et mon mari qui était dans une autre salle s’inquiétait car il n’avait pas de nouvelles.
    Je n’ai pas pu avoir mes petits pendant 24h car j’avais fait une hémorragie et je restais à 18 de tension.
    La soif, durant 48h. Le stress. La frustration de ne pas m’occuper des enfants. Et cette douleur ensuite.
    Ca me vaut une grosse cicatrice bien épaisse et rouge qui me restera à vie car je crois que mon corps et mon esprit ont refusé en bloc cette vilaine opération. 🙁

    Courage pour la suite. Un 2e pourrait peut-être adoucir cette blessure.
    En tous cas, votre petit bonhomme est adorable, ça aura tout de même eu le mérite de ne pas le mettre davantage en danger.

  2. Bonjour, j’ai également accouché par cesa en urgence mais mon fils allait bien c’est moi qui ai fait une eclampsie. Le plus dur c’est qd les gens après ne comprennent pas ce que tu ressent. Les femmes qui ont accouché naturellement qui te dise: enfin c’est cool tu n’a pas d’episio, ton bebe est pas déformé, ton périnée est intacte…
    Heu…oui vu que c’est pas moi qui ai accouché mais qu’on m’a sorti mon bebe du ventre et que je l’ai pas vu pendant 3h… sans parler des complications après. .. c’est une opération quoi…
    Ou l’hypermedicalisation d’une césarienne. .. moi je n’étais pas du tout au courant de l’horreur après cesa: l’impression d’avoir raté un truc de ne pas être capable de mettre au monde ce n’est pas ds l’ordre des choses. Alors la medecine a fait des progrès et maintenant on peut avoir des bb comme ça mais notre cerveau reste primitif et le manifeste en nous donnant l’impression d’être coupable,incapable. Et l’équipe médicale n’est pas au point ds ces cas là. ..

  3. De mon cote, j’ai accouché a 28sa par cesarienne pour pre eclampsie.
    Je n ai pas vu ma fille pendant 24:00, parce que ma cesa s est compliquée, et que j’ai fait une hemorragie due au syndrome help (anti coagulant). J ai donc ete ouverte deux fois sous anestesie generale.
    Pendant 3 jours, j’avais l’impression que mon bebe bougeait encore dans mon ventre, alors quil etait en face de moi, dans sa couveuse. Elle faisait 875gr, et est restee 2 mois en neonat. Deux mois pendant lesquels je rentrais le soir chez moi, sans ma fille. Je n’ai jamais resenti le bonheur qu’on tous les parents de decouvrir son bebe pour la premiere fois. Et nous ne pourrons jamais le vivre car le risque d un deuxieme prema est tres elevé. Je ne saurai jamais ce que cest qu une contraction. Malgré tout, je remercie le ciel que ma fille aille bien. Et peu importe la facon dont s est deroulé mon accouchement, tout ce qui compte et tout ce qui a tjs compté c est que ma fille aille bienn. Elle a aujourdhui 2 ans et se porte a merveille 🙂

  4. Je suis dans la même cas qu’Harmonie. Mon 1er accouchent à 27sa avec retard de croissance, ma fille pesait 560g… mais elle va bien aujourd’hui (2ans et demi passés). Depuis ce jour je sais que je n’accoucherai jamais naturellement et en effet ma deuxième grossesse suivie tous les mois s’est terminee en césa avec une date prévue. Mais cela s’est mieux déroulé, j’étais soutenue même si ça ne s’est pas passé comme je l’avais prévu j’ai quand même pu voir mon fils et lui ai fait une doudouce avant d’etre recousue et de partir en salle de réveil. J’ai forcé comme une malade sur mes jambes pour les faire bouger plus vite afin de voir mon fils le plus vite possible! Et aujourd’hui je me dit qu’il n’y en aura pas de 3ème… trop de risques pour le bébé et pour moi. Il faudrait que j’accouche encore sous césa mais 3 semaines en avance minimum car mon utérus a beaucoup souffert… et puis j’ai le choix du roi et beaucoup de chance que mes enfants n’aient aucune séquelle ! <3 je les aime plus que tout

  5. Ce recit m’a touché car j’ai vécu un peu le même, niveau césarienne, cordon, et moi le coeur de mon petit loup ralentissait a chaque contraction … Sauf que j’ai eu la chance d’avoir une magnifique équipe qui nous a soutenu a fond ! Et j’avoue que ca fait toute la différence !

    De tout coeur avec cette maman !

  6. Je me reconnais énormément dans ce récit, césarienne en urgence également, très peu de communication de l’équipe médicale… Par contre j’ai eu très vite l’envie d’un deuxième enfant, d’un deuxième accouchement, pour « réparer »,(me) prouver que je suis capable d’accoucher « normalement ».
    La pire phrase que l’on entend après « l’important c’est que maman et bébé aillent bien » (comprendre sont en vie), la douleur psychologique est très mal reconnue.

  7. En lisant ton récit, je me retrouve dans tous tes mots, dans toutes tes peurs, tes pleurs, tes douleurs aussi, j’ai ressentis les mêmes pendant la césar. j’ai vécu mon 1 er accouchement quasiment comme le tien… sauf que le cœur de mon Loulou était bien trop bas. Ça a été traumatisant mais j’ai réussi a oublier pour ma part, preuve en est que j’ai de nouveau eu un 2 eme bebe 14 mois après par césarienne toujours. Mais un accouchement sans douleurs et ou tout s’est passé dans le calme avec une équipe au top. Courage… Le plus important c’est que nos loulous aillent bien au final.

  8. En lisant ton récit je me retrouve sauf que moi mon accouchement par césarienne était programmé car un de mes jumeaux étaient en siège et après plusieurs années d’essai bébé infructueux nous sommes passé par la procréation assisté qui a fonctionné à notre dernière tentative et nous avons pu avoir nos premiers jumeaux. Moi ce qui m’a choqué c’est que l’on ne s’occupe pas de nous au bloc, ils parlent entre eux mais nous rien on est là non mais c’est nous qui sommes ouverte ! Quand mes enfants sont nés j’ai fait une réaction à la morphine et j’ai été malade pendant 12h, ça a été l’enfer si je peux dire et je ne me rappelle quasiment rien. J’ai culpabilisé de ne pas avoir accouché naturellement alors quand ma 3ème est arrivée et qu’au bout de 38h de contraction puis injection pour accéléré le travail qui a durée plus de 6h on est venu m’annoncer que je devrais certainement avoir une autre césarienne j’ai pété les plombs. Je ne sais pas si c’est ce qui a fait que cela a accéléré mais ma fille est née naturellement et c’est le plus beau jour de ma vie d’avoir pu accoucher comme toute femme. Pour ma dernière grossesse je n’aie malheureusement pas eu cette joie puisque mes jumeaux (et oui encore des jumeaux) étaient en siège encore donc césarienne programmé mais qui ne s’est pas déroulé à la date prévu puisque perte des eaux 9 jours avant la date et césarienne en urgence. Je ne l’aie pas vécu pareil même si j’étais très stressée et cela c’est merveilleusement bien passé et je ne regrette même pas de ne pas avoir accouché naturellement. Le principal c’est que nos bout’chou aille bien même si je sais ce qu’est la frustration de ne pas accoucher naturellement. Qui sais tu viendras peut-être nous dire d’ici quelques temps que tu attend un autre enfant.

  9. mon bb1 est né par césarienne d’urgence, j’ai vécu cela tout comme toi, le stress, la peur, le sentiment de n’être rien d’autre qu’un numéro….
    1 an après je tombais enceinte de mon bb2, né naturellement, sans péridurale et presque dans l’eau (je suis sortie au dernier moment de la baignoire à la maternité)
    Courage, tout passe, on apprend de ces mauvais moments

  10. J’ai accouché de mon fils lyam demain ça fera 4 ans je venais de rentrer dans mon 9ème mois j’allais accouché dans 2 semaine quand on m’a annoncé que le coeur de ma merveille c’était arrêté depuis je n’arrive toujours pas à m’en remettre j’ai l’impression que l’on m’a arracher une partie de moi même c’est dur et j’en pleure encore sachant que demain il aurait eu 4 ans

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