Vacances: De la zénitude à l'épuisement...

Vacances: De la zénitude à l’épuisement…

Lorsqu’on travaille, et qu’on ne voit ses enfants que le matin, le soir et le WE, les vacances sont 2 à 3 semaines de bonheur! On profite enfin des enfants, on part en vacances l’esprit léger…

 

Mais lorsqu’on a choisit d’arrêter de travailler pour s’occuper de ses enfants, les vacances, c’est 2 à 3 semaines de bonheur, car on se détend, on se laisse aller, mais plus les vacances avancent, plus la vie quotidienne devient difficile

Et pour celles qui, comme moi, ne partent pas en vacances, c’est 2 mois non stop à la maison

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Et pour celles qui, comme moi, habitent dans une région où il ne fait pas très beau, c’est 2 mois non stop DANS la maison…

 

Comme d’habitude, certains diront que je joue encore le couplet de la mère de famille qui se plaint

Pourquoi elle se plaint? Elle ne fout rien de la journée!

2 mois de vacances et ça ne lui va pas? On échange, si elle veut! Elle est payée par les allocs, elle glande rien et touche la caf, c’est la balle vie!

Si elle est pas contente, elle a qu’à aller bosser!

 

Oui, je sais, de l’extérieur, la maman au foyer est inutile, elle n’est là que pour faire à manger, le ménage, et s’occuper des enfants,

De l’extérieur, elle doit profiter de ne pas aller bosser, et ne pas se plaindre

 

Mais de l’intérieur, c’est différent. Et pendant les vacances, la pression monte, jusqu’à presque exploser

De l’intérieur, elle souffre, elle en a marre, de ne pas être considérée, de ne pas se sentir utile,

Et de devoir gérer les enfants 24/24 non-stop pendant 2 mois

L’esprit n’est pas léger, il devient de plus en plus lourd. Parce qu’un enfant, ce n’est pas de tout repos.

Car la garderie, c’est trop cher, car les activités sympas, c’est trop cher, car les copines travaillent ou sont parties en vacances. Bref, 2 mois, c’est long, c’est fatiguant, c’est épuisant…

 

Les enfants, eux, ils profitent des vacances, s’amusent, ne se rendent pas compte.

Mes filles sont pleines de vie, mais avec les vacances, et ma présence constante, elles deviennent de plus en plus dures à gérer, ne m’écoutent plus, n’en font qu’à leur tête, multiplient les bêtises, s’ennuient, s’agitent, et je m’énerve, devient difficile à vivre…

Mon esprit en patie, mon corps aussi… Je tombe malade, j’ai des migraines, et parfois le soir je pleure sans vraiment savoir pourquoi…

Je lâche prise, je ne pense qu’à une chose: Septembre!

C’est dingue de penser ça, alors que dans quelques années, je vais certainement regretter ces moments où je pouvais profiter de mes filles en toute simplicité. Mas les vacances ont eu raison de moi.

Je prends sur moi,  j’essaie de relativiser, mais à 15 jours de la rentrée, je n’ai qu’une envie: Qu’elles aillent à l’école.

 

 

Pour retrouver un rythme, et des enfants plus « cadrés », qui ne passent pas leur journée à s’agiter.

Pour enfin souffler…

 

De la zénitude à l’épuisement, il n’y a qu’une soixantaine de jours…

.

 

RVB de base

Courage à tous les parents qui vivent cette situation, car tant qu’on ne l’a pas vécue, vraiment, on ne sait pas…

 

 

((PS: Contradiction parentale: Le soir, lorsqu’elles dorment paisiblement à poings fermés, j’ai une folle envie de m’allonger à coté d’elles,de les serrer fort dans mes bras, et de les couvrir de bisous… Mes MissTerribles que j’aime tant! Parce que c’est quand même une chance de les avoir, une chance épuisante, mais chance quand même…))

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