Depuis quelques années, nous voulions un chien.
Mais pour nous, ce projet ne pouvait pas se faire à la légère. Il nous fallait une vie stable, des travaux terminés, une situation financière sereine, et du temps devant nous. Il fallait aussi que tout le monde soit prêt émotionnellement. Je n’ai jamais eu de chien et j’ai toujours été plutôt “team chats”, alors je savais que cette décision devait être mûrement réfléchie.
Quand j’ai emménagé chez mon chéri il y a plus de deux ans, je suis arrivée avec mes trois chats. L’une de nos chattes, Kyria, n’a jamais accepté le changement. Pendant des semaines, elle a parcouru les 900 mètres qui nous séparaient de l’ancienne maison pour y retourner.
Le nouveau propriétaire a fini par s’attacher à elle et a décidé de la garder. Cela a été un immense crève-cœur, mais un chat est territorial, et parfois plus attaché à un lieu qu’à des humains. Aujourd’hui, nous allons la voir régulièrement, elle vient vers nous, ronronne et nous couvre de câlins. Nous savons que c’est ainsi qu’elle est heureuse.
Cette histoire m’a longtemps freinée… Je ne voulais pas que notre autre chatte, Hermione, désormais seule à la maison, soit perturbée ou qu’elle parte à son tour. Elle ne connaît pas les chiens et elle est très craintive. Mais malgré mes peurs, l’idée d’accueillir un nouveau compagnon revenait sans cesse. Nous en parlions souvent, nous imaginions notre quotidien avec un chien, et peu à peu, le projet a pris forme.
Avec mon chéri, nous n’avons pas d’enfant. En mai dernier, j’ai pris la décision de ne pas avoir d’autre bébé et de procéder à une ablation complète des trompes. Ce choix est intime, réfléchi, assumé. Il faudrait qu eje fasse un article à ce sujet car j’ai eu énormément de questions en MP…
Alors ce chien n’est pas “juste un chien”. C’est notre petit bébé à nous, notre projet commun, celui qui nous pousse vers l’avant et qui symbolise une nouvelle étape de notre vie.
Il restait à choisir quel type de chien correspondrait à notre mode de vie. Petit ou grand, sportif ou plutôt adepte du canapé ? Les grands-parents de mon chéri avaient des moutons, et il rêvait d’en avoir à nouveau sur le terrain attenant à notre maison. Il nous fallait donc un chien de berger, heureux à la campagne et capable, un jour peut-être, d’accompagner de futurs moutons. Le Border Collie s’est imposé naturellement à nous pour son intelligence, son énergie et son instinct de travail.
Je dois pourtant avouer que je le trouvais un peu “classique”. Je voulais un chien qu’on reconnaisse facilement, avec une robe un peu différente.
En parcourant les annonces, nous sommes tombés sur une portée de border collies tricolores. Ce fut un véritable coup de cœur. Un mâle et une femelle étaient encore disponibles. Comme depuis toujours mes animaux sont des femelles, nous avons choisi la petite femelle. Elle s’appelait Aria. Ce prénom m’a immédiatement touchée. L’“Aria” de Johann Sebastian Bach est ma musique classique préférée, et j’y ai vu un joli clin d’œil du destin.
La première rencontre reste un souvenir précieux. Voir cette petite boule de poils pleine de vie, observer la beauté et l’équilibre de sa maman, imaginer qu’elle pourrait bientôt faire partie de notre quotidien… À cet instant, nous savions que ce serait elle.
Quelques longs jours d’attente plus tard, nous avons enfin pu la ramener à la maison. Nous avons fait la surprise à nos filles en leur présentant Aria comme nouvelle membre de la famille. Leur joie valait toute l’attente du monde. Devant nous se tenait une petite chienne tricolore adorable, vive et débordante d’énergie. Elle était surnommée “Speedy Gonzales” et j’ai très vite compris pourquoi : elle courait partout, explorait tout, semblait fonctionner avec des batteries inépuisables.

Son arrivée a représenté un changement immense. Pour elle bien sûr, qui quittait sa fratrie, mais aussi pour nous. Pour ma part, j’ai télétravaillé plus d’une semaine afin de l’accompagner au mieux dans ses premiers jours. Il fallait instaurer des repères, créer un lien de confiance et commencer les bases de son éducation. Nous avons travaillé les premiers ordres : assis, couché, lâche, panier… avec patience, constance et beaucoup de friandises. Chaque petit progrès était une victoire. Chaque regard posé sur nous renforçait ce lien naissant.
Au-delà des apprentissages, il était essentiel qu’elle comprenne une chose : elle est aimée, profondément, intensément. Nous avons voulu qu’elle se sente en sécurité, entourée, attendue. Les nuits ont parfois été courtes, les journées intenses, mais voir Aria s’épanouir peu à peu dans notre maison confirme que nous avons pris la bonne décision.

Je vous présente donc officiellement Aria, notre petite border collie tricolore pleine de vie, de malice et de promesses. Et je vous donne rendez-vous très bientôt pour le prochain article, où je vous raconterai l’arrivée… des moutons.

